
François Klein
« Territoires -sédimentaires » , mai 2007, Hôtel de ville de Baccarat
Exposition partage
De retour aux sources, me voici une fois de plus à hanter les marches de mon enfance bacchamoise. Que reste t’il derrière ces murs? Lambeaux de vies et de mémoire.
Dans ces interstices de l’intimité du meuble à tiroirs de mon grand père vous découvrirez peut être un signe, une image, ou tout autre chose de bien anodin en fait et qui vous invite à un voyage intérieur qui n’a rien de virtuel . Ce qui me pousse à vous parler de mon village utopique puisque je suis aujourd’hui devenu l’exilé des territoires de mon enfance . Si par couches successives, la terre opère la sédimentation des éléments, le temps pour nous opère en sens inverse et dégage des images toujours plus nettes ou plus essentielles et qui se cristallisent en un objet mémoire qu’il suffit d’invoquer pour qu’instantanément le lien qui nous relie s’en trouve rafraîchi .
Il s’agit donc d’une cure de jouvence à travers sylphides et insectes métalliques, cabanes et gargouilles terrifiantes, chevaux ailés pour créatures mythologiques .
A consommer sans restriction .